La naissance du sorcier dans les peuplades primitives

Je vous livre, pour réflexion,  la description de la naissance du sorcier dans les peuplades primitives décrit par Jean Cazeneuve dans « L’Avenir de la morale » :

« Le sorcier est, souvent, dés la naissance désigné pour jouer ce rôle parce qu’il présente quelques particularité étranges. Il peut être albinos, avoir six doigts dans une main, toutes qualités qui le désigneraient comme impur, frappé de tabou. Mais il va plus loin dans ce sens, en violant ensuite volontairement les tabous (ndt : les tabous sont les Loi de Dieu, ce qui est interdit) même celui de l’inceste. Il s’écarte le plus possible de la norme. Cela ne suffit pas toujours. Il faut aussi, chez de nombreux peuples primitifs, qu’il reçoive une initiation destinée à lui conférer la puissance magique. Assez souvent elle est l’oeuvre d’un esprit, d’un démon, ou bien d’un autre sorcier. En principe elle doit changer la personnalité du candidat. Selon un observateur, au Groenland, le corps de l’initié est « semblable à une maison qui change de locataire ». Souvent, cette mutation est symbolisée par le mythe de la mort et de la résurrection, avec des épreuves mimées ou supposées. Le magicien passe pour avoir abandonné la  condition humaine. Mais l’initiation peut comporter aussi des actions réellement accomplies pour rompre avec la vie normale, grâce à des rituels plus compliqués ayant toujours la signification d’une violation de tabou. Comme la mort est une source d’impureté particulièrement redoutée, le néophyte est parfois obligé de se compromettre dans le monde des défunts. Dans une tribu pygmées, le candidat sorcier était lié à un cadavre, descendu avec lui dans une fosse ou il séjournait pendant 3 jours dans cette posture, puis restait encore 3 autres jours attaché au mort dont il utilisait la main pour porter la nourriture à sa bouche. Ailleurs, l’initiation comporte l’obligation de manger les défécations de l’initiateur.

Pour s’approprier les pouvoirs surnaturels, il faut faire le contraire de ce qui est prescrit à l’homme normal, c’est à dire violer les tabous, sortir du monde des règles selon lesquelles se définit la condition humaine. »

Cela me rappelle Grigori Raspoutine qui prêchait sa doctrine de rédemption par le péché, ou il fallait beaucoup péché pour avoir des pouvoirs surnaturels.

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