Le prix du rachat par Daniel Steen

 UNE QUESTION SANS REPONSE

Lorsque j’avais 7 ans, au catéchisme, un prêtre m’a dit à l’oreille : « Yeshoua a été crucifié à cause de tes péchés ».

Je ne comprenais rien et cela m’a fait réfléchir. Qu’est-ce qu’un péché pour un enfant de 7 ans ? Mentir, désobéir à Papa et Maman, voler un bonbon…

Mais alors, crucifier un homme à cause de cela, je ne comprenais pas du tout…

Plus tard l’Esprit m’a convaincu de mon état de pécheur et j’ai donné ma vie au Seigneur.

Ne pouvait-on pas le mettre à mort « proprement » ?

Je n’ai jamais eu de réponse à cette question, personne ne savait me dire autre chose que nos péchés étaient tellement noirs qu’il fallait que Yeshoua souffre beaucoup à notre place.

Mais cette réponse ne me satisfaisait pas !

Un jour, l’Esprit m’a fait comprendre que le prix payé était un « rachat ». Il y avait donc un « acheteur » et un « vendeur » ! Le prix est fixé par le vendeur.

LES CONSEQUENCES DE LA CHUTE DE L’HOMME

Elles furent multiples et désastreuses. Pour résumer :

→ L’homme, qui s’est soumis à la parole du serpent (Satan), lui a donc donné toute l’autorité qu’il avait reçu de Dieu pour gérer la terre (nature, monde animal, humanité etc.). Satan devient maître de notre monde. En quelque sorte le « propriétaire » !

→ La terre devient un lieu de souffrances, de peines, de convoitises… l’homme devient un loup pour l’homme ! Très rapidement Caïn a tué Abel.

→Le genre humain est devenu mortel et coupé de Dieu, même le bébé innocent à sa naissance.

↔ Satan et ses démons ont été très contents que Dieu ait ainsi été désobéi en face du monde spirituel, il  a sans doute fait la fête dans les cieux…

La dégénérescence de l’homme fut progressive à mesure que l’homme s’abimait. Adam vécu 930 ans, Noé 950 ans, Abraham 175 ans, Ismaël 137 ans. Puis Dieu fixa la limite de la vie de l’homme à
120 ans :

Gen 6/3 : Alors l’Eternel dit : Mon esprit ne restera pas à toujours dans l’homme, car l’homme n’est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans.

Satan était tellement sûr de son droit de propriété sur la terre et les royaumes du monde qu’il a dit à Yeshoua :

Matt 4/8-9 : Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, 9  et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

Pour délivrer les hommes des griffes du diable, il fallait donc lui « racheter » la terre et l’humanité perdue !

 LE DROIT DE RACHAT

Dans la parole, le droit de rachat a été établi en vue de l’installation du peuple hébreu en terre promise, le proche parent qui a le droit de rachat est le « Ga’al » :

Lév 25/24-25 : Dans tout le pays dont vous aurez la possession, vous établirez le droit de rachat pour les terres. 25  Si ton frère devient pauvre et vend une portion de sa propriété, celui qui a le droit de rachat, son plus proche parent, viendra et rachètera ce qu’a vendu son frère.

Le mot hébreu pour ce parent là est « ga’al » qui peut-être traduit par « vengeur, vengeur de sang, rédempteur, parent proche, racheter, libérateur, sauver, accomplir une vengeance ». Par exemple Job disait ceci :

Job 19/25-27 : Mais je sais que mon rédempteur (ga’al) est vivant, Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre. 26  Quand ma  peau sera détruite, il se lèvera; Quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu. 27  Je le verrai, et il me sera favorable; Mes yeux le verront, et non ceux d’un autre; Mon âme languit d’attente au dedans de moi.

LES DEUX RESPONSABILITES GA’AL

1 – Poursuivre le meurtrier et le tuer

Nb 35/19 : Le vengeur du sang fera mourir le meurtrier; quand il le rencontrera, il le tuera.

2 – Prendre la veuve pour épouse et donner des descendants à l’homme mort. Il devait racheter la propriété du défunt.

Nous avons un exemple dans l’histoire de Ruth :

Ruth 3/7-10 : Boaz mangea et but, et son coeur était joyeux. Il alla se coucher à l’extrémité d’un tas de gerbes. Ruth vint alors tout doucement, découvrit ses pieds, et se coucha. 8  Au milieu de la nuit, cet homme eut une frayeur; il se pencha, et voici, une femme était couchée à ses pieds. 9  Il dit: Qui es-tu? Elle répondit: Je suis Ruth, ta servante; étends ton aile sur ta servante, car tu as droit de rachat. 10  Et il dit: Sois bénie de l’Eternel, ma fille! Ce dernier trait témoigne encore plus en ta faveur que le premier, car tu n’as pas recherché des jeunes gens, pauvres ou riches.

Ruth 4/3-6 : Puis il dit à celui qui avait le droit de rachat: Naomi, revenue du pays de Moab, a vendu la pièce de terre qui appartenait à notre frère Elimélec. 4 J’ai cru devoir t’en informer, et te dire: Acquiers-la, en présence des habitants et en présence des anciens de mon peuple. Si tu veux racheter, rachète; mais si tu ne veux pas, déclare-le-moi, afin que je le sache. Car il n’y a personne avant toi qui ait le droit de rachat, et je l’ai après toi. Et il répondit: je rachèterai. 5  Boaz dit: Le jour où tu acquerras le champ de la main de Naomi, tu l’acquerras en même temps de Ruth la Moabite, femme du défunt, pour relever le nom du défunt dans son héritage. 6  Et celui qui avait le droit de rachat répondit: Je ne puis pas racheter pour mon compte, crainte de détruire mon héritage; prends pour toi mon droit de rachat, car je ne puis pas racheter.

Le livre de Jérémie également parle du droit de rachat :

Jér 32/6-8 : Jérémie dit: La parole de l’Eternel m’a été adressée, en ces mots: 7  Voici, Hanameel, fils de ton oncle Schallum, va venir auprès de toi pour te dire: Achète mon champ qui est à Anathoth, car tu as le droit de rachat pour l’acquérir. 8  Et Hanameel, fils de mon oncle, vint auprès de moi, selon la parole de l’Eternel, dans la cour de la prison, et il me dit: Achète mon champ, qui est à Anathoth, dans le pays de Benjamin, car tu as le droit d’héritage et de rachat, achète-le! Je reconnus que c’était la parole de l’Eternel. 

Les œuvres du diable sont : dérober, égorger et détruire. La parole nous dit ceci :

1 Jean 3/8 : Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.

 UNE CONVERSATION DANS LES CIEUX

En méditant sur ce sujet, on se rend compte que Dieu et Satan ont eu plusieurs face à face, par exemple dans l’histoire de Job. Au moment de la tentation dans le désert, Yeshoua est aussi face au meurtrier. Or, Yeshoua est venu accomplir toute la loi, y compris la loi du Ga’al.

J’ai donc imaginé une de ces conversations, se déroulant dans les cieux après la chute de l’homme. Elle a pu être celle-ci entre Le Père et Satan, en présence de Yeshoua :

Le Père : Tu as soumis tous les hommes en esclavage et depuis ils souffrent et sont voués à la perdition. Je veux te racheter l’humanité, quel est ton prix ?

Satan : Tu ne peux pas racheter l’humanité, car selon ta loi le Ga’al doit être un proche parent. Or, tu es esprit et eux de chair.

Le Père : Je demanderai à mon fils s’il accepte de rejoindre leur humanité, ainsi il sera leur « proche parent » à ma place. Quel est ton prix ?

Satan : Tu veux me priver du plaisir de faire souffrir les hommes, de les voir se détruire mutuellement, ils sont à ma merci, ce qui fait mon bonheur et tu me demandes le prix ? Alors mon prix sera de voir souffrir ton fils à leur place le plus cruellement possible jusqu’à la mort !

Le Père, se tournant vers son Fils demande : Es-Tu d’accord de quitter Ta gloire actuelle, de prendre un corps, de souffrir et mourir pour racheter tes frères ?

Le Fils : Oui Père, que Ta volonté soit faite !

Le Père au Fils : Tu es mon Fils bien aimé, en qui je mets toute ma confiance !

Satan : Ce n’est pas tout, les hommes sont libres de me suivre, comment feras-tu pour les convaincre de me quitter ?

Le Père : J’enverrai mes serviteurs annoncer la bonne nouvelle avec l’aide de l’Esprit Saint.

Satan : Je ferai tout pour les empêcher et les détruire, car je veux que tous les hommes m’appartiennent.

Le Père : Arrière de moi Satan, je ne te laisserai pas faire cela, j’aime les hommes et je les sauverai, ta perte est certaine.

Cette conversation m’a enfin fait comprendre le prix payé par Yeshoua pour notre salut, l’amour incroyable qu’il a pour nous et le sens profond de ce verset tellement connu :

Jean 3/16-17 : Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. 17  Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

 Source Web

Publicités
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s